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Volley : 8 choses à savoir sur Jenia Grebennikov

Alors qu’il vient d’être sélectionné pour les Jeux Olympiques au sein de l’équipe de France de volley, c’est l’occasion de se pencher un peu plus sur le libéro, Jenia Grebennikov. Voici huit choses à savoir sur le Rennais.

1) Il est issu d’une famille qui vit pour le volley…

Jenia est le fils de Boris Grebennikov, ancien international de volley russe. À la suite de sa carrière en tant que joueur, Boris devient responsable du centre de formation puis entraineur principal du Rennes Volley 35, club pour lequel il a défendu les couleurs en tant que central durant plusieurs années. La mère de Jenia était elle aussi coach d’une équipe junior dans laquelle évoluait son frère, Stanislas. Toutes les planètes étaient donc alignées pour que le Breton réussisse dans ce sport.

2) Pourtant, il a failli opter pour une carrière dans un autre sport

Le Rennais a depuis toujours voulu faire du sport son métier. Hormis le volley, il est aussi un grand passionné de hockey sur glace. Durant son enfance, il pratique ce sport à un assez bon niveau. Il hésite même à se lancer dans une carrière d’hockeyeur. Finalement, alors que son père vient d’être nommé entraîneur du Rennes Volley 35, l’adolescent alors âgé de 15 ans décide de se consacrer au volley. 

3) Son père l’a convaincu de devenir libéro

Plus jeune, Jenia ne portait pas forcément le poste de libéro dans son cœur. Ce qu’il aimait, c’était attaquer comme il pouvait le faire au hockey. Cependant, sa taille limitée en tant que volleyeur (1m88) ne lui permettait pas de conclure les actions. Boris lui a donc conseillé de se repositionner en tant que libéro. Après des débuts difficiles, on peut aujourd’hui dire que ce choix a porté ses fruits. 

4) Des débuts en pro très jeune

Lorsqu’il a 16 ans, le Rennais s’entraine avec les pros grâce à son père qui était alors entraineur de l’équipe première du club d’Ille-et-Vilaine. Cette confrontation au haut niveau dès le plus jeune âge lui a permis de progresser rapidement. À peine deux ans plus tard, il signe son premier contrat professionnel avec le Rennes Volley 35. En 2011, il est élu révélation du Championnat de France alors qu’il n’a que 20 ans. À la même période, il est sélectionné pour la première fois avec l’équipe de France.

5) En club, il porte le numéro 10 en hommage à son sportif préféré 

Il est commun chez les sportifs de porter le même numéro qu’une idole au dos de son maillot. Le joueur franco-russe a choisi le même numéro que Zinedine Zidane, l’ancien meneur de jeu de la sélection française de football. Jenia loue chez le champion du monde 1998, la sérénité incroyable qu’il pouvait avoir balle au pied ainsi que son talent sans limites. 

6) Il possède un style de jeu bien particulier 

Le joueur de 30 ans occupe un poste souvent qualifié d’ingrat. Mais le Rennais a, en quelque sorte, révolutionné ce poste de par sa façon de jouer. Grebennikov est différent des libéros à l’ancienne, son style est peu académique et en ce sens, il se rapproche plus d’un beacheur (joueur de beach-volley). Il est célèbre pour ses réceptions très spectaculaires lors desquelles on le retrouve parfois dans les tribunes auprès des fans. Jenia aime prendre des risques, plonger et renvoyer la balle avec toutes les parties de son corps et non seulement les avant-bras. 

7) Il est considéré par beaucoup comme le meilleur joueur du monde à son poste

Le joueur de Modène est spectaculaire, mais il est avant tout très efficace. Ses excellentes prestations lui ont aussi bien permis d’obtenir de nombreuses récompenses collectives qu’individuelles. En club, Jenia a remporté le Championnat allemand (2015), le Championnat italien (2017) et le Championnat du monde des clubs (2018). Grâce à lui, les Bleus ont pu soulever la Ligue Mondiale à deux reprises (2015, 2017) et le Championnat d’Europe en 2015. Sur le plan individuel, le jeune homme originaire du Kazakhstan a presque tout remporté. Il n’est donc pas étonnant d’entendre Laurent Tillie (sélectionneur de l’équipe de France) le qualifier de « meilleur libéro du monde ».

8) Malgré le succès, il n’oublie pas d’où il vient

Le trentenaire porte toujours la Bretagne dans son cœur et encore plus la ville de Rennes. Il a tapé ses premiers ballons au CPB Brequigny, les couleurs violettes et blanches du club lui seront donc à jamais particulières. Sa première récompense, il l’a remportée ici, chez lui, avec le Rennes Volley 35. C’était la Coupe de France 2012 et c’est aussi le seul trophée majeur qui garnit l’armoire à trophée du club.

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