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Handball — Anaëlle Gouriou : « Le sentiment d’appartenance au BBH est très fort »

Le Brest Bretagne Handball a réussi une saison historique, et cela malgré de nombreuses rencontres disputées à huis clos. Fan du BBH, Anaëlle Gouriou nous raconte comment elle a vécu cette année particulière. Entretien. 

Les Rebelles ont été XXL ! Vainqueures de la Ligue Butagaz Energie, de la Coupe de France et finalistes de la Ligue des champions, les joueuses de Laurent Bezeau viennent de réaliser un exercice 2020–2021 exceptionnel. Pourtant, elles n’ont jamais pu vraiment compter sur leur public en raison des différents huis clos imposés. Et alors que 800 personnes étaient présentes à l’Arena pour la finale retour du Championnat contre Metz, les fans du Brest Bretagne Handball regretteront surement longtemps de ne pas avoir vécu cette année fantastique au plus près des joueuses. Même si le KOP des Supporters du Bout du Monde a souvent fait le maximum pour encourager Pauline Coatanea and co, que ça soit en les accueillant avant ou après un match important, ou en allant installer différentes bâches à l’Arena. Retour sur cette année particulière avec Anaëlle Gouriou, fan du BBH depuis bien longtemps. 

Comment as-tu fait pour suivre le BBH cette saison ?

J’étais à fond sur les réseaux sociaux, Instagram et même Linkedin où je trouve que le club a vraiment bien développé son réseau professionnel. Ça reste en dehors du match, mais je pense que c’est très important. Il y a également de plus en plus de radios qui en parlent en donnant les résultats du BBH. Je parlais aussi des matchs avec mes proches. Après, pour les matchs importants, je regardais les rencontres. J’ai notamment suivi avec attention la finale de la Coupe de France, les deux finales de la Ligue Butagaz Énergie et le Final Four de la Ligue des champions. 

Qu’est ce qui t’a le plus manqué ?

C’est l’ambiance en général. Le sentiment d’appartenance au club est très fort. Je suis supportrice du club depuis Arvor 29 donc ça fait un moment maintenant. J’aurais connu les plus belles années du BBH et du coup ça m’a manqué cette année. Quand tu vas à l’Arena, tu croises du monde, tu vois les collègues avec qui tu as joué au hand. C’est toujours cool d’aller voir les matchs à Brest, puis au-delà du sport, c’est un show. À la mi-temps, il y a des danses. Je trouve qu’ils ont réussi à s’inspirer de ce qui se fait au basket aux États-Unis.

Est-ce plus stressant de suivre un match derrière son écran plutôt qu’à l’Arena ?

C’est pareil (rires). Je suis tellement à fond dedans. Souvent, je regarde les matchs à la maison avec des proches, les mêmes qu’à la salle, donc je vis à peu près la même chose. Même si forcément, l’ambiance est différente.

« Est ce qu’on arrivera à faire aussi bien l’année prochaine ?»

Quel regard portes-tu sur l’année historique du club breton ?

Ça fait plusieurs saisons qu’on était proche de Metz. Cette année était exceptionnelle, mais je suis déjà un peu nostalgique, car on sent que c’est la fin d’un cycle. Plusieurs joueuses sont parties (Ana Gros, Laurène Catani, Bella Gullden, Amandine Tissier) et Laurent Bezeau aussi. 

Après, ça ne pouvait pas se terminer sur une meilleure note, mais je me pose des questions sur la saison prochaine. Est-ce qu’on arrivera à faire aussi bien ? Le fait que Laurent Bezeau ne soit plus là, ça casse un peu la dynamique. Même si ce n’est pas la première qu’on perd notre joueuse star et qu’on a toujours réussi à en trouver une autre, je ne suis pas très confiante. Après, il faut aussi se rappeler que le BBH vient de réaliser une excellente année. Il n’y aucun sport en France où un club a réussi pareille performance. C’est très satisfait en tant que supporter.

Quelle est la joueuse qui t’a le plus impressionné ?

C’est Pauletta Foppa. Sa progression, ce qu’elle arrive à faire à son âge, sa présence en équipe de France : elle est tout simplement impressionnante. Elle est irremplacable ! C’est une joueuse décisive et à chaque fois qu’elle va au tir, c’est soit pour marquer ou pour obtenir un penalty. C’est un pilier de l’équipe. Le pivot permet d’avoir une bonne base et c’est essentiel d’avoir Pauletta Foppa dans l’équipe.

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