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Canoë-Kayak — Guillaume Burger : « J’ai été à Tokyo grâce à Pôle Emploi »

Guillaume Burger a pris le temps de se confier à Ti Sport avant les fêtes de fin d’année. Après des JO compliqués, le champion breton est résolument tourné vers l’avenir. Interview.

Où en es-tu Guillaume ?

C’est encore un petit peu flou, car on ne connait pas encore le programme pour cette année 2022. Le système de sélection est amené à évoluer après des Jeux Olympiques où on n’a pas eu les résultats espérés. D’après plusieurs informations, on pourrait désormais faire les sélections en équipage plutôt qu’en individuel. Je trouve que cette décision serait la bonne surtout pour moi qui évolue principalement en K2 et en K4 500m. 

Si on n’est pas embêté par l’épidémie de Covid, on devrait avoir deux étapes de la Coupe du monde en mai, les Championnats du monde et les Championnats d’Europe en août. Ça serait une année particulière, car il y aurait les Mondiaux et les Europes qui s’enchaineraient en à peine deux semaines. Mais je ne suis pas encore sûr de m’engager sur toute la saison, car je dois gagner des sous pour être opérationnel aux Jeux Olympiques de Paris 2024.

Quelles sont les options qui s’offrent à toi ?

C’est simple, soit je reste focus sur le sport et Paris 2024 et dans ce cas je bosse comme un fou en 2022 en ayant des revenus quitte à perdre une année de préparation au niveau du kayak, car de toute façon, ça serait trop fatiguant de devoir travailler et d’en plus m’entrainer. Je ne pourrais pas être à 100%. Soit j’ai assez de partenaires et je me focalise sur le kayak. Il faut savoir que j’ai été aux JO de Tokyo grâce à Pôle Emploi. Je vais donc me fixer dans les prochains jours en fonction du budget que j’ai pour voir quelle décision prendre.

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Je m’entraine depuis 15 ans et aujourd’hui, c’est une grosse source de frustration de voir que les kayakistes des autres nations sont en stage à l’étranger tandis que moi je dois aller faire des jobs pour pouvoir vivre normalement. Certains étrangers sont professionnels et en France, certains athlètes sont aussi très soutenus, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.

Comment se passe ta relation avec les autres kayakistes ?

Je vise surtout de faire de belles performances en K2 et en K4 donc c’est vraiment un sport d’équipe. Même si je peux aussi m’aligner en K1 1000m, mais ce n’est pas la distance que je préfère. On s’entraine chacun un petit peu partout en France, mais on fait des stages réguliers sur le bassin de Vaires-sur-Marne, qui sera le lieu des compétitions de kayak en 2024. On arrive donc à naviguer la moitié de l’année ensemble.

Entre nous, l’ambiance est bonne. C’est plutôt le système qui est compliqué puisqu’on se bat en individuel pour aller chercher la qualification, et on ne retient finalement que les résultats en équipage, mais ça pourrait changer (voir plus haut dans l’interview). Après, on se tire tous vers le haut et on est à la fois concurrent en course de sélection, puis équipier au sein des équipages. Mais la finalité est la même : on veut aller cherche des médailles ensemble !

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