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Volley : Les Françaises chutent face à la montagne russe

L’équipe de France de volley débutait son Euro sur les chapeaux de roue ce vendredi soir au Stark Arena de Belgrade. Malgré une performance de haut vol de la Bretonne Lucille Gicquel, les joueuses tricolores se sont inclinées en quatre manches (25–19, 14–25, 25–20, 25–18).

Le défi s’annonçait relevé contre les quarts de finaliste des dernières olympiades. Et les coéquipières de Smirnova n’ont pas vacillé. Le premier set a aisément tourné à l’avantage des Russes (25–19), mais ces dernières se sont fait une petite frayeur dans la deuxième manche. Les Bleues se sont emparées de ce set pour revenir à égalité (25–14). Mais la fête fut de courte durée. L’expérience et la sérénité qui caractérisent les pensionnaires des plus grands clubs russes leur ont permis de reprendre la main dans un troisième set un peu plus disputé (25–20). Pourtant vicieuse, l’attaque perçante d’Amélie Rotar soutenue par le mètre 89 de la meilleure marqueuse tricolore, Gicquel, n’aura pas suffi pour reprendre l’avantage.

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La Russie accélère dans le troisième set

À ce moment-là du match, les Françaises tentent de rester dans la course à la victoire et la motivation du banc reste malgré tout intacte. On peut lire dans les sourires des filles restées sur le côté, l’envie de se battre pour mettre en lumière la qualité de cette équipe. Enjouées par l’événement, les jeunes joueuses d’Emile Rousseaux placent de grands espoirs en cet Euro qui signe l’arrivée d’une nouvelle ère. L’objectif est fixé : Paris 2024. Pour y parvenir, les étapes sont encore nombreuses et le troisième set était une marche sérieuse. 

Le 14e point inscrit par Isaline Sager-Weider prête à sourire, il n’est pas toujours très académique, à l’image du reste du match. Les Françaises se sont battues à la hauteur de leurs armes avant de perdre cette troisième manche (25–20). Même si le groupe russe est grandement remanié — seulement 4 joueuses étaient présentes aux JO, il ne manque pas de talent, et nous l’avons rapidement compris. 

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Fautes directes et erreurs de placements

La solide défense de Juliette Gelin ne palliera pas le manque de précision des attaquantes, qui peinent à éclaircir leur lecture du jeu adverse. C’est d’ailleurs la remarque que leur coach leur fera tout au long de la rencontre. Ne parvenant pas à rectifier le tir, les Françaises laissent filer leurs adversaires qui prennent point après point un ascendant certain.

À 21–15, les Russes se détachent définitivement et le TGV de l’état fédéral transcontinental ne rentrera jamais en gare. Elles sont plusieurs tricolores, dont la Quimpéroise Eva Elouga, à manquer leur service dans ce quatrième set. Plus assez lucides d’après leur entraineur, elles ne parviennent pas à varier leurs angles d’interventions dans la zone adverse et s’inclinent finalement au terme d’une sixième balle de match (25–18).

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L’équipe de France de volley rentre dans le dur

Sans grande surprise, la marche était un petit peu trop haute pour les Bleues. Elles sont pourtant loin d’en avoir terminé avec les gros matchs. Dès ce samedi soir, il faudra gommer les erreurs pour affronter avec bravoure l’ogre serbe, troisième des JO il y a dix jours. Chez elle, l’équipe de Serbie, double championne d’Europe en titre, aura à cœur de mettre à mal les talents français. Un début de compétition à toute allure et le rythme ne diminuera pas. Il sera infernal pendant, à minima, 7 jours puisque les Tricolores enchaîneront cinq matchs en une semaine. Elles devront prendre l’une des quatre premières places de leur groupe de l’enfer pour espérer atteindre les huitièmes de finale.

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