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Alimentation, musculation, préparation des compétitions : Les conseils de Guillaume Burger

Si les résultats sportifs sont forcément importants pour un athlète de la trempe de Guillaume Burger — présent lors des derniers Jeux Olympiques à Tokyo en kayak, il faut aussi prendre en compte d’autres facteurs. Le champion breton a répondu à nos questions sur différents sujets tels que la nutrition et la partie physique.

Guillaume, que fais-tu quand tu n’as pas de compétition ?

Je fais toujours du sport. Lors de mes dernières « vacances », je suis parti de Rennes à vélo et j’ai rejoint ma copine à l’autre bout de la Belgique. J’ai surtout fait ça pour le côté évasion et plein air. Je roulais tranquillement en faisant 180km par jour. J’aime bien partir en week-end pour surfer par exemple du côté de Quiberon. J’adore les activités outdoor et me balader sur la côte que ça soit pour marcher ou faire du trail.

Suis-tu un programme alimentaire précis pendant ta saison ?

Non parce qu’on fait un sport très énergivore comme c’est aussi le cas en aviron et en ski de fond. Il faut s’alimenter beaucoup sans devenir gros. Je suis les principes basiques de manger des fruits et légumes et j’évite les écarts, mais je n’ai pas un programme spécifique. 

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Par exemple, je ne me refuse pas de manger une raclette, mais plus on se rapproche de la compétition et plus je fais attention. On a aussi un suivi avec les médecins de l’équipe de France. Le poids ne change pas énormément les choses, même si j’essaye d’être affuté.

D’un point de vue physique, quelle est la meilleure préparation possible pour un kayakiste ?

Nous on fait beaucoup de musculation. Une semaine type pour moi, c’est 3 séances de musculation. C’est très important parce que nos bateaux sont instables et on a vraiment besoin d’une proprioception spécifique pour garder une mobilité puissante. Je fais aussi du gainage, des exercices sur des choses instables etc. 

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On a tendance à réduire l’aspect athlétique du kayak, mais faire beaucoup de musculation, je pense que c’est une erreur. Les plus costauds ne sont pas les plus rapides. J’ai un exemple d’un athlète étranger bien plus musclé que moi, mais sur les courses, il ne va jamais plus vite que moi ! 

Comment réagis-tu après les compétitions ?

On reste souvent ensemble avec le staff de l’équipe de France. Il y a des kinésithérapeutes, des ostéopathes, des médecins, etc. Je pense que ce qui bouffe le plus d’énergie en compétition, c’est l’aspect nerveux. Alors, après des Mondiaux, il y a toujours un sentiment de vide. J’essaye de recharger les batteries en étant tranquille, même si je n’aime pas ne rien faire. Je vais faire une demi-heure/une heure de marche tranquillement pour relâcher un petit peu la pression. Je garde toujours un contact avec le sport. 

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